Préparer sa consultation
Épicondylite : préparer sa consultation pour un arrêt de travail
ConsultMalin ne fournit aucun avis médical. Ce guide explique les règles générales ; c'est votre médecin qui décide d'un arrêt et de sa durée.
Règles vérifiées le 22/10/2026 sur les sources officielles citées en bas de page. Notre méthode
La réponse courte
Il n'existe pas de durée d'arrêt fixe pour une épicondylite. C'est le médecin qui décide, selon l'examen, la douleur, le traitement et surtout les gestes de votre poste. Un arrêt n'est pas toujours nécessaire.
L’épicondylite en quelques mots
L’épicondylite est une douleur du coude. Elle vient de lésions des tendons des muscles de l’avant-bras. Ces tendons s’attachent sur l’épicondyle, la petite bosse osseuse à l’extérieur du coude (ameli). On l’appelle souvent « tendinite du coude » ou « tennis-elbow ».
La douleur peut s’étendre à l’avant-bras jusqu’au poignet. Selon l’Assurance Maladie, elle ne présente pas de risque d’évolution vers un état dangereux (ameli).
Le travail est le principal facteur de risque cité par l’Assurance Maladie. Il s’agit surtout des gestes répétés ou en force des doigts, du poignet et de l’avant-bras (ameli). Seul un médecin peut poser le diagnostic.
Combien de jours d’arrêt pour une épicondylite ?
Il n’existe pas de durée fixe. Selon l’Assurance Maladie, un arrêt de travail peut être utile dans certains cas (ameli). Le médecin décide après l’examen. Il tient compte de la douleur, du traitement en cours et surtout de votre poste.
Le même coude douloureux n’a pas le même effet pour une personne qui travaille sur écran et pour un carreleur. Le repos des tendons atteints est au cœur du traitement (ameli). C’est pourquoi la description de vos gestes compte autant.
Après une opération : un repère destiné aux médecins
L’Assurance Maladie publie, pour les médecins, des fiches de durées de référence d’arrêt de travail. Pour l’épicondylite, la fiche s’intitule « Épicondylite latérale rebelle : traitement chirurgical ». Elle date de janvier 2015. Elle est proposée après avis de la Haute Autorité de santé (HAS). Elle ne concerne que l’opération.
| Après une opération pour épicondylite rebelle : type d’emploi (tel qu’écrit dans la fiche) | Durée de référence |
|---|---|
| Travail sédentaire | 28 jours |
| Travail physique léger et travail physique modéré : sollicitation modérée du membre supérieur ; charge ponctuelle entre 10 et 25 kg ; charge répétée < 10 kg | 42 jours |
| Travail physique lourd : forte sollicitation du membre supérieur ; charge répétée > 25 kg | 75 jours |
Ces durées sont des repères destinés aux médecins ; elles ne constituent ni un droit ni une durée garantie.
La fiche définit la durée de référence comme la durée à l’issue de laquelle la majorité des patients est capable de reprendre un travail. Elle est modulable selon les complications ou les autres maladies du patient (comorbidités). Ces repères ne s’appliquent pas à une épicondylite non opérée.
Selon la fiche, la durée de l’arrêt initial est à adapter selon :
- le côté atteint, dominant ou non ;
- les autres maladies éventuelles ;
- le geste chirurgical réalisé ;
- les éventuelles lésions associées ;
- les éventuelles complications ;
- l’usage du membre supérieur dans l’emploi ;
- les possibilités d’adapter ou de modifier le poste, surtout pour les postes très physiques ;
- la nécessité de conduire pour les trajets ou l’emploi.
Les plafonds par prescription
Depuis le 1er septembre 2026, une première prescription d’arrêt maladie ne peut pas dépasser 31 jours. Chaque prolongation ne peut pas dépasser 62 jours. Le médecin peut prescrire plus longtemps s’il le justifie (A18962). Une durée de référence plus longue que ces plafonds se traduit donc par plusieurs prescriptions successives. Les détails sont dans le guide sur la durée maximale d’un arrêt maladie.
Ce qui pèse dans la décision du médecin
Le médecin ne connaît pas votre travail. Le nom du métier ne suffit pas. Décrivez plutôt les gestes que votre coude fait dans la journée :
- serrer un outil, une poignée, un volant, avec force ;
- tourner l’avant-bras (visser, dévisser, tourner une clé) ;
- taper au clavier ou utiliser une souris longtemps ;
- porter des charges, bras tendu ou non ;
- travailler au froid ou avec des outils qui vibrent (l’Assurance Maladie les cite comme facteurs aggravants) ;
- conduire pour le travail ou pour les trajets.
Précisez aussi combien de temps par jour vous faites ces gestes. Dites si vous pouvez faire des pauses ou changer de tâche. Décrivez votre poste tel qu’il est, sans le grossir ni le minimiser.
Ce qu’il faut préparer
| À préparer | Questions à vous poser |
|---|---|
| Début | Depuis quand ? Après un changement de tâche, un chantier, du bricolage ? |
| Gestes déclenchants | Quels mouvements réveillent la douleur ? Serrer, tendre le bras, soulever ? |
| Douleur | De 0 à 10, au repos et pendant l’effort ? |
| Nuits | La douleur vous réveille-t-elle ? |
| Côté | Bras droit ou gauche ? Est-ce votre côté dominant ? |
| Traitements | Qu’avez-vous déjà essayé, avec quel effet ? |
| Examens et kiné | Échographie, radio, séances de kinésithérapie (kiné) déjà faites ou prévues ? |
Pour la manière d’en parler, voir le guide parler d’un arrêt de travail à son médecin.
La reprise du travail
Selon l’Assurance Maladie, une adaptation temporaire du poste peut être nécessaire. Le médecin traitant peut vous orienter très tôt vers le médecin du travail (ameli). Ce médecin suit la santé des salariés en lien avec leur poste ; il ne prescrit pas d’arrêt.
- Après plus de 30 jours d’arrêt, une visite de préreprise est possible (F2871).
- Après un arrêt maladie d’au moins 60 jours, une visite de reprise est obligatoire (F2871).
- Le temps partiel thérapeutique permet de reprendre à temps réduit pour raison de santé, sur prescription du médecin traitant (F144).
Le tableau n° 57 des maladies professionnelles (partie B, coude) vise la « tendinopathie d’insertion des muscles épicondyliens » (INRS). Une épicondylite liée au travail peut, sous conditions, être reconnue à ce titre. C’est un dossier distinct, à voir avec votre médecin et votre caisse.
Et ensuite
- Préparer (gratuit jusqu’à l’aperçu) : le questionnaire ConsultMalin vous aide à résumer douleur, gestes et poste sur une page à montrer au médecin.
- Après la consultation : si un arrêt est prescrit, envoyez-le sous 48 heures. Le site partenaire DossierMalin aide à suivre les échéances et la reprise. Pour la suite, voir le guide sur la prolongation d’un arrêt maladie.
Liste à imprimer
Avant la consultation pour une épicondylite
Décrire votre coude et votre poste en une page
Le questionnaire gratuit vous aide à noter la douleur, les gestes qui la réveillent et ce que demande votre travail. Vous obtenez une synthèse à montrer au médecin. Vos réponses restent sur votre téléphone.
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